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  • Photo du rédacteurLaure COTILLON

L'emprise psychologique

Le cycle de la violence conjugale


 

Dans les relations de couple, où règne un climat de violence, qu’elle soit physique ou psychologique (mais aussi sociale, économique …), l’emprise est l’ascendant intellectuel ou moral exercé par le (la) conjoint(e) sur son (sa) partenaire.


Le dominant soumet l’autre à ses propres volontés et va avoir tendance à isoler sa victime du monde extérieur qui ne le voit pas. Le processus s’opère dans le temps et bien souvent les victimes n’ont pas conscience du pouvoir qui est exercé sur elles.


Le cycle de la violence se caractérise par 4 phases distinctes : la tension, la crise, la justification et la lune de miel. La présence du cycle différencie une dynamique de violence dans sa relation conjugale ou amoureuse d’une violence dite contextuelle.


Dans une relation conjugale marquée par la violence, le cycle se répète plus ou moins régulièrement et s’accélère avec le temps.


PHASE 1 : LA TENSION

Mise en place du système d’emprise.

L’agresseur exerce des pressions psychologiques, contrôle, isole la victime.

La victime se sent inquiète, tente d’améliorer le climat, fait attention à ses propres gestes et paroles.


PHASE 2 : LA CRISE

Épisode de violences (quelle que soit la forme)

L’agresseur donne l’impression de perdre le contrôle de lui-même mais prend en fait le contrôle de la situation.

La victime ne comprend pas et tente de calmer la situation.


PHASE 3 : LA JUSTIFICATION

Minimisation de la violence

L’agresseur porte la responsabilité des violences sur sa partenaire.

La victime se sent responsable de la situation.


PHASE 4 : LA « LUNE DE MIEL »

Moyen utilisé par l’auteur pour reconquérir la victime

L’agresseur promet un changement.

La victime lui donne une chance, lui apporte son aide, constate ses efforts, change ses propres habitudes.


L’ACCÉLÉRATION DES ÉPISODES DE VIOLENCE LAISSE LA VICTIME DE PLUS EN PLUS ÉPUISÉE


Dans la confusion quant à l’analyse de sa situation et des responsabilités, dans le doute sur ses capacités à s’en sortir.


Bien souvent les victimes d’emprise psychologique ne sont pas conscientes du pouvoir qui est exercé sur elles. Il faudra un événement déclencheur pour que la victime comprenne que son conjoint cherche à la détruire et que sa vie (et celle de ses enfants éventuellement) est en danger (y compris dans le cas des violences psychologiques)


En revanche, l’emprise ne s’efface pas dès la première prise de conscience, ni même après la séparation de l’auteur des violences (quelque soit la forme de violence). Un déconditionnement et un travail de reconstruction sera alors nécessaire pour en sortir définitivement.




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